08 sep 2020

Médecin conventionné ou non conventionné : quelle différence pour votre budget soins de santé ?

Lorsqu’elle franchit la porte d’un hôpital ou d’un cabinet médical, toute personne aspire à bénéficier des meilleurs soins. L’importance de la qualité des soins, à chaque étape de sa vie, dépasse presque toujours dans l’esprit du patient le fait qu’un médecin soit conventionné ou non. La notion même de médecin conventionné n’est pas toujours bien maîtrisée.

Pour rappel, chez le médecin, nous payons le ticket modérateur : la différence entre le montant remboursé par la sécurité sociale par l’intermédiaire de la mutuelle et les honoraires inscrits dans la convention. On parle également de quote-part personnelle pour parler de cette partie des dépenses qui reste à la charge du patient après le remboursement de la sécurité sociale.

Mais alors, quelle différence entre médecin conventionné ou non conventionné ? De quelle “convention” parle-t-on ? Quel est son impact sur le prix des consultations ? Et comment savoir qui est qui ? Explications.

Médecins conventionnés : des tarifs officiels décidés par les acteurs de la santé

La principale différence entre un médecin conventionné et un médecin non conventionné se situe au niveau du prix qui peut être facturé. Cette variation provient du fait qu’un médecin conventionné doit respecter des accords qui fixent le montant qu’il peut demander. Mais qui signe de tels accords ? Et que contiennent-ils ?

Plusieurs fois par an, les différents acteurs du monde de la santé se rencontrent pour conclure des accords très précis qui fixent, pour un an ou plus, les honoraires des médecins par spécialité. Autour de la table, on retrouve l’INAMI (Institut national d'assurance maladie-invalidité), les représentants des cabinets ministériels, des mutualités, des médecins.

Ces accords médico-mutualistes dévoilent des tarifs officiels pour le remboursement des visites chez le médecin par la sécurité sociale. Un médecin conventionné s’aligne sur ce montant pour fixer le prix de ses consultations.

Si les médecins généralistes sont majoritairement des médecins conventionnés, la situation est plus partagée pour certaines spécialités : on trouve, par exemple une partie plus importante de médecins non conventionnés parmi les gynécologues ou les chirurgiens esthétiques.

Le médecin conventionné, cet inconnu des jeunes Millennials !

Le grand public n’est pas toujours conscient de cette différence entre médecin conventionné et médecin non conventionné. En particulier, les plus jeunes, comme le montre le dernier baromètre de DKV : 3 Millennials sur 4 ne comprennent pas bien la différence de prix entre les médecins conventionnés et non conventionnés.

Comment expliquer une telle méconnaissance ? Elle s’explique notamment par un autre chiffre : 1 Millennial sur 2 n’a aucune idée du montant qui sera remboursé après sa visite chez le médecin généraliste.

Les jeunes sont bel et bien conscients de l’importance de bénéficier de soins de santé appropriés, mais ils ne se sentent généralement pas encore concernés. Un souci de santé peut pourtant arriver à n’importe quel âge et même au moment de faire ses premiers pas dans la vie active.

Conventionné ou non ? Quel impact sur votre budget soins de santé ?

Le prix de la consultation chez un médecin conventionné est fixé à l’avance. S’il arrive parfois (c’est très rare) qu’un médecin conventionné demande à son patient un paiement plus élevé, il ne peut le faire que pour des actes médicaux en dehors de ses prestations classiques. C’est le cas, par exemple, des visites à domicile non urgentes en dehors des heures de consultation.

Par contre, pour le médecin non conventionné, les accords médico-mutualistes ne sont pas contraignants. Il possède la liberté de demander des suppléments d’honoraires en plus du ticket modérateur et au-delà des tarifs fixés par la convention. Sa seule obligation : prévenir ses patients par un avis dans sa salle d’attente.

Suivant les cas, certains médecins sont entièrement non conventionnés, d’autres le sont partiellement : pour les consultations en clinique, par exemple, ou dans le privé. Dans ce cas, le médecin doit indiquer les heures et les jours où ses tarifs changent.

Et vos droits dans tout ça ?

La problématique des coûts des soins de santé est complexe, mais elle ne doit pas entraver vos droits. Dans tous les cas et à tout moment, en tant que patient, vous gardez votre liberté :

  • Avant d’entamer des soins avec un médecin, vous pouvez vérifier par vous-même s’il est conventionné ou non sur le site de l'INAMI.
  • Si vous devez être hospitalisé, dès votre déclaration d’admission, vous pouvez exprimer votre choix de n’être soigné que par des médecins conventionnés.
  • Même lorsque l’entrée dans un hôpital ne se fait pas de votre plein gré, lors de l’arrivée aux urgences ou aux soins intensifs, par exemple, aucun coût supplémentaire ne peut être demandé pendant la première prise en charge.

Avec une assurance soins de santé complémentaire, misez sur la sérénité

Vous avez besoin de soins dentaires ? Sachez qu’à l’heure actuelle, près de 40% des dentistes ne sont pas conventionnés.

Même chose pour l’ensemble des soins ambulatoires : selon la dernière étude de Solidaris, certains prestataires facturent un supplément d'honoraires une fois sur trois. Et il devient parfois difficile de trouver un dermatologue ou un gynécologue conventionné.

En conclusion, votre assurance complémentaire offre une couverture de vos frais, même si le médecin n'est pas conventionné et ce, chez le généraliste comme chez le spécialiste. Dans ce cadre, la seule chose qui importe est que le médecin ou le spécialiste soit agréé par l'INAMI et que le traitement ou la consultation concerne une maladie, un accouchement ou un accident.

Vous voulez vous soigner en toute sérénité et en parfaite autonomie financière ? Faites le choix d’une couverture soins de santé adaptée à vos besoins.