13 oct 2021

Relation entre l’alimentation et le moral

Bien qu’il n’y ait pas d’études précises sur le sujet, il semble qu’il existe une relation entre l’alimentation et le moral. D’où l’expression « les plaisirs de la table ».

Simplement en mangeant, des changements se produisent dans notre humeur et notre façon de nous sentir. De la même manière, un certain état d’esprit déterminera également nos choix alimentaires. En effet, lorsqu’on est déprimé, on a tendance à manger des aliments sucrés, qui procurent un plaisir immédiat, même en sachant qu’ils ne sont pas sains. Quelle est la relation entre l’alimentation et le moral ?

Comment notre alimentation influe sur notre moral

La qualité de l’alimentation et la présence de certains nutriments vont favoriser notre bien-être, et c’est en cela qu’une alimentation saine et équilibrée nous fera nous sentir mieux. Certains nutriments sont associés au moral et à la santé mentale, mais il n’est pas question de se concentrer uniquement sur eux, car il ne faut pas oublier qu’au-delà de l’alimentation, de nombreux autres facteurs ont une influence. Malgré tout, il est intéressant de tenir compte des propriétés de certains de ces nutriments pour une bonne relation entre l’alimentation et le moral.

Les aliments « bien-être »

  • L’effet des sucres simples. Bien que la consommation d’aliments sucrés produise initialement un effet agréable et énergétique, la sensation ultérieure s’apparente à un effondrement. Cela est dû au fait que les sucres simples augmentent rapidement la glycémie et stimulent la libération d’insuline qui agit pour la faire baisser et normaliser la situation le plus rapidement possible. Le problème, c’est que cette réaction a pour résultat une sensation de fatigue qui peut même affecter le moral. En revanche, les aliments contenant des glucides complexes, comme les céréales complètes ou les légumineuses, ont une réponse métabolique plus favorable. Ils sont absorbés plus lentement et ne provoquent pas l’effet « montagnes russes » de l’augmentation et de la diminution soudaines de la glycémie. En conclusion, il est recommandé de toujours consommer plus de glucides complexes que de glucides simples car ils assurent la stabilité du taux de glucose.
  • Acides gras oméga-3. Même si d’autres études sont nécessaires, il semble exister un lien entre les troubles dépressifs et l’inflammation, car les personnes souffrant de dépression ont tendance à présenter une augmentation des marqueurs inflammatoires. En ce sens, un régime qui assure un apport régulier en acides gras oméga-3 et limite les sucres et les graisses saturées, peut contribuer positivement au moral. Les oméga-3, présents notamment dans les poissons gras, ont des propriétés anti-inflammatoires.
  • Tryptophane. Le tryptophane est un acide aminé précurseur de la sérotonine, un neurotransmetteur et neuromodulateur de l’humeur, lié à la sensation de bien-êtreNous avons besoin de tryptophane pour pouvoir produire de la sérotonine, élément clé du système nerveux central essentiel à la régulation des émotions et de nombreuses autres fonctions physiologiques. À cet égard, de faibles niveaux de sérotonine ont été associés aux états de dépression et d’anxiété. Le tryptophane est présent dans notre alimentation habituelle : dans les œufs, les poissons, les produits laitiers, les légumineuses, la viande maigre, entre autres. Même si la production de sérotonine ne dépend pas uniquement de l’alimentation, il est important d’adopter un régime complet et équilibré qui assure l’apport des différents groupes d’aliments.
  • Ces dix dernières années, des études ont porté sur la relation entre le zinc alimentaire et le moral, car des taux de zinc sériques plus faibles ont été observés chez les personnes souffrant d’états dépressifs. Cet élément est impliqué dans un grand nombre de processus cellulaires, notamment la neurotransmission dans le système nerveux central. Le zinc s’obtient facilement par l’alimentation, et bien que les teneurs soient variables, on le trouve principalement dans des aliments tels que les produits de la mer, comme les fruits de mer, la viande rouge, les œufs ou les produits laitiers, entre autres. Les carences de cet élément peuvent être dues à un faible apport, à des problèmes d’absorption intestinale ou à des pertes excessives.
  • Les vitamines du complexe B. En général, elles sont nécessaires au métabolisme énergétique et au système nerveux. La vitamine B6, dont la fonction est liée à la transformation du tryptophane en sérotonine, mérite une mention spéciale. On la trouve dans un large groupe d’aliments tels que les céréales complètes, les légumineuses, le poisson, les légumes à feuilles vertes, les fruits secs, la levure de bière.

Bien qu’il n’existe pas de régime alimentaire idéal pour le moral, suivre régulièrement un régime comprenant tous les groupes d’aliments sains en quantités adaptées à nos besoins est l’un des éléments clés qui contribuent positivement à notre moral.