Baromètre DKV 2022 - Sept Belges sur 10 envisagent de postposer un rendez-vous chez le dentiste

Jeudi, 31 mars, 2022

Baromètre DKV 2022

Sept Belges sur 10 envisagent de postposer un rendez-vous chez le dentiste

En cause: le coût élevé des soins dentaires

 

  • Plus d’1 Belge sur 2 est inquiet d’avoir besoin un jour de soins dentaires importants. Ils sont encore plus nombreux à être inquiets pour leurs enfants.
  • Ils sont aussi de plus en plus nombreux à s’assurer : un Belge sur 5 déclare disposer d’une assurance soins dentaires.
  • Même si le prix reste le principal frein à la souscription d’une telle assurance, 8 assurés sur 10 s’en déclarent satisfaits.

 

Telles sont les principales conclusions du nouveau baromètre DKV [1] consacré aux Belges et aux soins de santé que publie l’assureur à l’occasion de la Journée Mondiale de la santé bucco-dentaire qui s'est déroulée le dimanche 20 mars 2022. Cette journée a été créée pour attirer l'attention du grand public et l'inciter à effectuer une visite de contrôle annuelle chez son dentiste.

 

Les Belges restent inquiets par rapport à leur santé

La pandémie de Covid n’y est sans doute pas étrangère: 7 Belges sur 10 restent inquiets de tomber un jour malades. Parmi ceux-ci, 34% craignent de devenir dépendants des autres et 29% redoutent les problèmes financiers pouvant résulter du paiement des frais de traitements.

En tête des préoccupations liées à la santé: les soins dentaires. En effet, plus d’1 Belge sur 2 s’inquiète d’avoir besoin un jour de soins dentaires importants, en particulier les 35 à 64 ans. Ils sont encore plus nombreux à se tracasser pour leurs enfants.

Le prix, principal frein

Si les frais dentaires de manière générale préoccupent les Belges, c’est également le prix qui est le frein principal pour la souscription d’une assurance soins dentaires selon les non-assurés. Cet aspect est d’ailleurs en augmentation (il concerne cette année 38% des non-assurés, contre 32% en 2018).

Il ressort également du baromètre DKV que 7 Belges sur 10 envisagent de postposer un rendez-vous chez le dentiste en raison des coûts occasionnés  (surtout les femmes et les 25-34 ans) alors que plus de 6 sur le 10 le feraient en raison de la douleur.

Près de 2 Belges sur 10 envisagent également de retarder un traitement dentaire pour pouvoir se payer des vacances ou organiser une fête ou célébration, en particulier les moins de 45 ans.

Malgré cette préoccupation quant au coût d’une assurance, l’assurance soins dentaires satisfait 8 assurés sur 10. Le nombre de Belges qui contractent ce type d’assurances est d’ailleurs à la hausse :  21% d’entre eux, soit un Belge sur 5, déclarent également avoir souscrit une assurance soins dentaires, contre seulement 14% en 2018. Un intérêt également confirmé par la dernière étude de la fédération Assuralia (où ils étaient 19% à répondre qu’ils possèdent une telle assurance, et 42% à démontrer un clair intérêt).

Le système de soins de santé, toujours aussi opaque

La (mé)connaissance du système de soins de santé, investiguée lors des précédents baromètres DKV,  se confirme : près de 4 Belges sur 10 ne connaissent pas la part remboursée par leur mutuelle.

Cette méconnaissance se ressent notamment en matière de soins dentaires, bien que 7 Belges sur 10 affirment connaitre en théorie la différence entre un dentiste conventionné ou non-conventionné. Mais dans les faits, seuls 4 sur 10 connaissent à l’avance le statut de leur dentiste.

« Les Belges renoncent en général à prendre une assurance soins dentaires en raison de son coût, souligne Hervé Bourel, Chief Commercial Officer de DKV Belgium. Or, différentes sortes d’assurance existent en fonction des besoins de couverture de chacun. On constate que nombre d’entre eux ne connaissent pas le type de traitement que celle-ci couvre et les montants qui sont remboursés. D’où l’importance de bien informer les Belges sur les différentes formules de couverture possibles et sur les possibilités de remboursement. »

 

[1] Une enquête réalisée pour DKV par Ipsos auprès d’un échantillon représentatif de 1.000 Belges interrogés en février dernier.