Baromètre DKV 2018 - Les Belges et les soins santé : l’inquiétude financière est de mise, en particulier pour les soins dentaires

Les Belges et les soins santé : l’inquiétude financière est de mise, en particulier pour les soins dentaires

  • 7 Belges sur 10 sont inquiets à l’idée de tomber malades. En cause, la crainte de devenir dépendant des autres et de faire face à des problèmes financiers liés au coût des traitements
  • Plus particulièrement, 45% des Belges s’inquiètent d’avoir besoin un jour de soins dentaires et 40% des belges ont peur de l’éventuel impact financier de ces soins
  • Parmi eux, 75% envisagent ainsi de postposer un rendez-vous chez le dentiste pour une question de budget
  • 2 belges sur 10 préfèrent même reporter un traitement dentaire pour pouvoir se payer des vacances

 

Voilà certaines conclusions du nouveau baromètre DKV[1]

Baromètre DKV 2018 - Les Belges et les soins santé : l’inquiétude financière est de mise, en particulier pour les soins dentaires

Bruxelles, le 5 octobre 2018 – DKV publie aujourd’hui les résultats de son baromètre 2018. Décryptage des préoccupations et du comportement des Belges en matière de soins de santé.

Les Belges inquiets de tomber malades

L’un des principaux enseignements du nouveau baromètre DKV est que 7 Belges sur 10 sont inquiets à l’idée de tomber un jour malade. Pour 39% d’entre eux, c’est surtout la crainte de devenir dépendant des autres, tandis que 28% redoutent d’être confrontés à des difficultés financières dues au coût des traitements. L’évolution des soins de santé est, par contre, vue comme l’un des principaux facteurs rassurant les Belges.

Les soins dentaires inquiètent tout particulièrement les Belges (45%). 57% d’entre eux désignent les problèmes financiers qui en découleraient.

Un autre aspect non négligeable est la crainte d’une possible diminution de l’intervention financière de l’Etat. Si cette perception se vérifie chez 6 Belges sur 10 (près de 8 sur 10 Wallonie), plus de la moitié des Belges ne compte pas réagir si cette diminution était avérée. Étant donné le contexte électoral, il sera intéressant de voir si cette crainte persiste après mai 2019 lors de la prochaine publication du baromètre DKV.

Le prix, principal frein à la souscription d’une assurance soins dentaires

Pour la moitié (52%) des belges n’ayant pas souscrit une assurance complémentaire, le prix est le frein principal. C’est particulièrement le cas pour l’assurance soins dentaires.

De manière générale, si la souscription d’une assurance hospitalisation permet davantage de se rassurer (54%), celle d’une assurance soins dentaires vise avant tout de meilleurs remboursements (51%)

Quelques chiffres éloquents en ce qui concerne les Belges et les soins dentaires :

  • Parmi ceux qui ont peur de l’éventuel impact financier d’une visite chez le dentiste, 7 personnes sur 10 ont déjà envisagé de postposer un rendez-vous chez le dentiste en raison des frais que cela implique.Cette justification arrive même avant l’excuse de la douleur.
  • 2 Belges sur 10 considèrent même de reporter un traitement dentaire pour pouvoir se payer des vacances, en particulier chez les moins de 45 ans.

L’intérêt d’être bien couvert est reconnu par les assurés puisque plus de 8 personnes sur 10 se disent satisfaits d’avoir souscrit une assurance soins dentaires.

La complexité du système de soins de santé, une perception toujours bien présente

Il ressort du baromètre DKV que 3 Belges sur 10 ne savent pas quels frais sont couverts par une assurance soins dentaires.

Cette méconnaissance avait déjà été constatée lors de l’édition précédente du baromètre et revêt en fait un caractère plus général :  3 Belges sur 10 estiment en effet que notre système de soins de santé n’est pas suffisamment clair.

« Si les Belges sont bien assurés pour l’hospitalisation (82%), seuls 5% le sont pour les soins dentaires. La raison est double : des frais élevés et une méconnaissance de ce qui est couvert ou non. On remarque néanmoins que lorsqu’ils sont assurés, 8 Belges sur 10 en sont satisfaits : il est donc crucial de continuer à informer sur l’importance d’une bonne couverture en matière de soins dentaires », déclare Silke Lautenschläger, CEO de DKV.

  

[1] Une enquête réalisée pour DKV par Ipsos auprès d’un échantillon représentatif de 1.000 Belges interrogés en juin dernier